vendredi 5 août 2016

Plagiat à une échelle industrielle

Sur le site de Radio-Canada.




L'entreprise espagnole de vêtements Zara se trouve au milieu d'une controverse alors que circulent des photos comparant certains de ses produits au travail d'une douzaine d'artistes.

L'affaire a fait surchauffer les réseaux sociaux lorsqu'une artiste de Los Angeles, Tuesday Bassen, a publié sur Twitter mardi un photomontage de ses illustrations et de celles de Zara. 

Elle y a ajouté la réponse des avocats de l'entreprise lui disant que le manque de distinction de ses oeuvres rendait difficile l'attribution d'un crédit. La publication a été partagée plus de 27 000 fois.

Des artistes canadiens dans le lot

Ce sont les réseaux sociaux qui ont alerté Stephanie Drabik et Rose Chang du présumé plagiat de leurs produits. Des admirateurs ont demandé aux copropriétaires de la boutique torontoise Crywolf si elles collaboraient avec Zara.



C'est un tweet d'Adam J. Kurtz qui a permis à Mmes Drabik et Chang de découvrir l'histoire. Ce designer new-yorkais recense les créations présumément plagiées par Zara et ses filiales. Il a aussi ouvert une page permettant d'acheter les produits originaux.



Tout comme Tuesday Bassen, les designers de Crywolf se sont tournées vers les réseaux sociaux pour dénoncer la ressemblance entre leurs oeuvres et les motifs que commercialise Zara.

Un phénomène qui touche aussi Montréal

Olivia Mew, qui est derrière la marque montréalaise Stay Home Club, se préoccupe des questions de plagiat.

Chaque semaine, elle reçoit des messages de clients partout dans le monde qui lui signalent des produits similaires à ses créations.

Elle affirme qu'une grande entreprise, la londonienne River Island, l'a récemment copiée.
Je suis très fâchée de voir [que les grandes entreprises sont] assez effrontées pour faire ça.

Olivia Mew, designer de Stay Home Club
« Ils affirment qu'ils n'ont aucun contrôle, qu'ils l'ont acheté d'un contractuel, qu'ils n'ont aucune idée. C'est fâchant qu'une entreprise de cette taille, avec autant de ressources, n'ait pas quelqu'un pour vérifier sur Google ce qui existe déjà », confie-t-elle à CBC.

Illégal?

Les designers qui le souhaitent peuvent protéger leur travail en l'enregistrant sur le site de l'Office de la propriété intellectuelle, rappelle Ashlee Froese, avocate spécialisée dans le domaine des marques et de la mode.

Pour sa part, Tuesday Bassen a annoncé vendredi sur Twitter qu'une artiste a réussi à faire retirer un article qui aurait selon elle été plagié par Bershka, une filiale de Zara.

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