vendredi 24 avril 2020

Les lauréats des 33e Prix Bédéis Causa

Sur le site du Festival Québec BD.



Remis par l’organisation du Festival Québec BD depuis les débuts de l’événement, en 1988, les prix Bédéis Causa cherchent à récompenser ce qui se fait de mieux en matière de bande dessinée, particulièrement celle créée par les auteurs d’ici. 

En plus de la bourse Jacques-Hurtubise et du prix hommage Albert-Chartier, six prix sont décernés aux albums parus dans l’année et leurs auteur.e.s. La remise des prix 2020 a été diffusée en ligne, le jeudi 23 avril, lors d’une cérémonie virtuelle.



Le Grand prix de la ville de Québec, remis au meilleur album de langue française publié au Québec par des auteur.e.s canadiens, a été décerné cette année à Melanie Leclerc, pour Contacts (Mécanique générale), un superbe album, entre intime et collectif, un beau regard sur la transmission d’une passion autant que sur l’histoire de notre cinéma documentaire.



Cette année, le Prix Albert-Chartier, attribué chaque année en hommage à un individu ou organisme ayant marqué le monde de la bande dessinée francophone au Québec, a été décerné à Michel Giguère, pour souligner notamment son travail de médiateur pour le 9e art au Québec et ses 15 ans à la barre des Rendez-vous de la BD de la Bibliothèque de Québec

L’auteur Francis Desharnais lui a rendu un vibrant hommage, soulignant son parcours et l’importance de son travail pour le milieu de la bande dessinée, à Québec et au Québec. « C’est grâce à un travail de fond comme le sien que la bande dessinée québécoise connaît ses plus belles années depuis 15 ans », affirme monsieur Desharnais.  


Le Prix Réal-Fillion, décerné à un auteur.e canadien, scénariste et/ou dessinateur, s’étant le plus illustré avec son premier album francophone professionnel, est revenu cette année à Brigitte Archambault, pour Le Projet Shiatsung (Mécanique générale), une première bande dessinée d’anticipation aboutie et d’une belle maturité, qui ose tant dans les questionnements qu’elle supporte, que dans l’univers visuel proposé.


Le Prix Jacques-Hurtubise, destiné à aider un.e auteur.e à mener à terme un projet déjà en chantier de publication en autoédition, a été remis à Sarah Dunlavey, alias Madame Lady, qui s’est démarquée par son beau coup de crayon et la finesse de son humour. Ce prix, assorti d’une bourse de 1 000 $, est offert par la Librairie Pantoute


Rebaptisé cette année en l’honneur du premier auteur de bande dessinée d’origine haïtienne au Québec, le Prix Roberto-Wilson cherche à souligner un coup de cœur du jury pour album publié en français et issu d’une traduction. Cette année, le prix a été décerné à l’album In Waves (Casterman BD), de l’auteur américain AJ Dungo, une œuvre riche en émotion, véritable hommage à la vie, à l’amour et l’amitié, autant qu’aux moments partagés.


Décerné au meilleur album de langue française publié à l’étranger par un ou des auteur.e.s canadiens, dessinateurs et/ou scénaristes, le Prix Albéric-Bourgeois a été remis au dessinateur François Miville-Deschênes, pour son album Zaroff (Le Lombard), créé avec Sylvain Runberg au scénario. Ce faisant, le jury tenait à souligner une exceptionnelle bande dessinée d’action et d’aventure, au scénario enlevant appuyé par un dessin d’une vive qualité.


Décerné au meilleur album jeunesse de langue française publié par des auteur.es canadiens, le Prix Yvette-Lapointe a été remis à Pascal Colpron et Jocelyn Boisvert pour l’album Mort et déterré T. 1 (Éditions Dupuis), une bande dessinée jeunesse qui sait passer entre rire et larme, entre légèreté et questions fondamentales, portée à la fois par un scénario et un dessin solides.


Coup de cœur du jury pour album francophone publié à l’étranger par des auteur.es non canadiens, le Prix Maurice-Petitdidier a été remis à un album qui offre une relecture originale et surprenante de l’univers du plus célèbre des détectives privés, soit Dans la tête de Sherlock Holmes (Ankama), de Cyril Lieron et Benoit Dahan.









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