Ce mercredi 29 janvier, en fin d’après-midi, Emmanuel Guibert a été proclamé Grand Prix 2020 du Festival international de la BD d’Angoulême, récompense suprême accordée à un auteur pour l’ensemble de son œuvre.
Il a été désigné par les auteurs, devant Catherine Meurisse et Chris Ware, les deux autres personnalités en lice. L’auteur de « La Guerre d’Alan » succède donc à la Japonaise Rumiko Takahashi, Grand Prix 2019.
Il avait reçu :
- l’Alph’ Art coup de cœur avec La fille du professeur (Joann Sfar au scénario, collection Aire libre chez Dupuis) en 1998 ;
- l’Essentiel d’Angoulême pour Le Photographe (avec Frédéric Lemercier et Didier Lefèvre chez Aire libre, Dupuis) en 2010 ;
- le Prix René Goscinny en 2017, pour l’ensemble de son œuvre prolifique.
Ce Prix Goscinny lui avait valu une très belle exposition en 2018 à Angoulême, bien nommée « Le dessin comme écriture ». Elle mettait en lumière ce « raconteur d’histoires » talentueux qu’est Emmanuel Guibert autour de l’amitié inspirante, le rapport à l’enfance et le rapport au monde.
Cette année-là, on avait pu également voir son talent de conteur et de joyeux drille sur la scène du théâtre, autour d’un concert sur les aventures d’Ariol (« Ariol show »), créées par lui en 1999 dans les pages du Mensuel « J’aime lire », et dessinées par Marc Boutavent.
Il a débuté comme illustrateur et story-boarder
L’auteur a fait ses classes à l’Ensad (École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris), avant de débuter dans le milieu de la bande dessinée comme illustrateur et story-boarder.
Il s’est fait connaître comme auteur en 1992 avec un premier album consacré à la montée du nazisme en Allemagne, « Brune », avant de rencontrer, en 1994, les auteurs David B., Christophe Blain et Joann Sfar à L'Association.
MISE À JOUR
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